Conseillère municipale depuis 2008, Clamoche devient Rachel ADIL le temps des séances de Conseil municipal, à Clamart
Conseil municipal d'avril 2010
Subventions aux associations - Sports et femmes
Suite à l'intervention de Monsieur Lehoux, avec répartitions adhérents et adhérentes, ce complément de sa part et ma réaction... un peu vive!
Monsieur LEHOUX
– Nous ne versons pas la subvention par rapport au sexe des sportifs. La majorité de la subvention sert
à rémunérer les éducateurs sportifs qui sont diplômés. Nous ne versons pas de telle somme en
fonction du sexe.
Madame ADIL
– L’idée est de savoir, sur une telle somme globale, la part qui revient aux hommes et
celle qui revient aux femmes.
La question n’est pas de savoir s’il s’agit d’un éducateur ou d’une éducatrice.
Quand je vois le montant dépensé pour le football, les sommes sont équivalentes à celles
de l’année dernière, j’ai noté toutefois une footballeuse de moins. Donc sur 92 000 euros de
subvention, 91 000 sont destinés aux hommes et à peine 500 euros pour les femmes.
L'année dernière, même époque cette intervention
Je veux évaluer les sommes consacrées pour les femmes et celles pour les hommes afin d’avoir un
équilibre. J’ajoute que le sport est une source de discriminations si seul les hommes en profitent et non
les femmes.
Le sport est une source d’épanouissement qui permet aux femmes de sortir de leur cité.
La prochaine fois je vous demanderai, M. LEHOUX, donc pensez-y avant, la répartition des adhérents
par localisation géographique, entre le haut Clamart et le bas Clamart car sur ce point aussi existe une
discrimination.
Nous avons donc différentes discriminations par le sexe, et par la catégorie socio-professionnelle, le
lieu d’habitation, l’éloignement.
Monsieur LEHOUX
– Nous avons aussi la répartition par quartier, et nous pourrons vous la communiquer bien entendu.
Bien entendu... sauf qu'il ne l'a pas fait... et qu'il va falloir encore envoyer un mail !
si ce n'est deux ou trois!
Monsieur le Maire
– Je suis en effet conscient qu’il s’agit d’un enjeu extrêmement fort, M. LEHOUX.
La cause des femmes a besoin d’évoluer dans le sport. Les salaires et discriminations liés au sexe
dans le travail sont sûrement intéressantes mais bien moins que le sport. Les violences faites aux
femmes et toutes les aides sociales distribuées par la délégation aux droits des femmes sont bien
moins importantes que ces discriminations liées au sport. Ce sujet doit devenir une priorité, et nous
allons fournir à Mme ADIL le nombre de clamartois inscrits dans les cours de danse municipaux pour
avoir également un ratio qui permettra peut-être de contrebalancer les inscriptions au football ou au
judo.
Et Madame Adil attend toujours le nombre de Clamartois.es inscrit.es dans les cours de danse municipaux
Madame ADIL
–Vous reprenez les propos de Mme DERETHE l’année dernière qui avait dit : « il y a
plus d’hommes qui pratiquent le sport, mais je pense qu’il y a plus de femmes qui pratiquent la
musique ».
Des statistiques existent-elles sur ce point ?
Nous parlons, nous n’avons pas de statistiques, nous ne nous basons sur rien. Et je reviens sur un point, les violences faites aux femmes.
J’insiste, si les femmes débutaient un sport dans leur jeunesse, et continuaient à le pratiquer, car nous
savons très bien qu’à partir de 12-13 ans les adolescentes se replient chez elle, ne sortent plus etc.
cela ne se traduirait pas plus tard, dans cinq ans, dix ans, par ces phénomènes de violences faites aux
femmes, ces discriminations au travail, cette inégalité professionnelle, cette non prise de conscience
de la place des femmes.
Monsieur le Maire
– Nous prenons en compte les propositions constructives présentées par l’opposition municipale.
Vous êtes l’une des rares à porter ce type de propositions constructives sur les bancs de l’opposition. Nous remercions les suggestions constructives qui émanent de l’opposition, et elles seront bien sûr relayées. Nous travaillons sur ces questions. Heureusement Mme RAKOFF n’a pas attendu Mme ADIL mais nous tenons compte de ces propositions portées par l’opposition.
Comme d'habitude, il enmène le débat sur une question Majorité / oppositon
Pour ce qui est de Mme RAKOFF, heureusement qu'elle n'a pas attendu ! Elle qui a 40 ans de militantisme derrière elle!
Madame ADIL
– Mais là encore, nous nous trompons de combat, ce n’est pas une question
d’opposition ou de majorité, il s’agit de la place des femmes et ce sujet ne doit pas être positionné sur
les traditionnels clivages droite-gauche. Je suis beaucoup les actions de Mme RAKOFF mais il est
vrai qu’on se pose des questions, et au sein même du Conseil Municipal. 10% seulement des prises
de parole sont faites par des femmes. Seulement 10%. Il y a la parité ici.
Madame RAKOFF
– Nous avons une autre façon de faire de la politique Rachel tu le sais bien.
Monsieur RAMOGNINO
– Les questions posées par Mme ADIL et les réponses apportées par M. LEHOUX éclairent le débat. Il est intéressant que dans l’attribution, et l’évaluation de la subvention, cette question de la parité soit un des éléments à prendre en compte. Nous n’avions pas ces éléments effectivement. La question et les réponses apportées nous permettront d’affiner.